SWEET

Bienvenu dans un monde pas si Sweet que ça, c’est un monde imaginaire qui réunit tous les enfants perdus et toutes les petites marguerites de l’univers. On m’appelle Sweet, vous allez retrouver beaucoup de choses différentes ici-bas, sinon c’est un bric à brac de mes dessins, croquis, peintures et inspirations. Pour vous situez l’ambiance un petit extrait de Chuck Palahniuk qui se trouve au début de mon nouveau carnet, c’est un de mes auteurs favoris, vous allez sûrement le retrouver plein de fois dans ce blog (si j’arrive à le tenir à jour).
Good luck!

” La fille qui vit là était, jadis une fille charmante et adorable, mais c’est une salope, un monstre monstrueux. La fille est une ordure, un déchet de l’humanité contagieux, elle n’a plus toute sa tête, elle a peur de s’engager et de se tromper, aussi refuse t-elle de s’engager à quoi que ce soit. “
Chuck Palahniuk
Fév 5

Bienvenu dans un monde pas si Sweet que ça, c’est un monde imaginaire qui réunit tous les enfants perdus et toutes les petites marguerites de l’univers. On m’appelle Sweet, vous allez retrouver beaucoup de choses différentes ici-bas, sinon c’est un bric à brac de mes dessins, croquis, peintures et inspirations. Pour vous situez l’ambiance un petit extrait de Chuck Palahniuk qui se trouve au début de mon nouveau carnet, c’est un de mes auteurs favoris, vous allez sûrement le retrouver plein de fois dans ce blog (si j’arrive à le tenir à jour).

Good luck!

La fille qui vit là était, jadis une fille charmante et adorable, mais c’est une salope, un monstre monstrueux. La fille est une ordure, un déchet de l’humanité contagieux, elle n’a plus toute sa tête, elle a peur de s’engager et de se tromper, aussi refuse t-elle de s’engager à quoi que ce soit.

Chuck Palahniuk

Fév 16

Old stuff.

” Elle crache des chewing gum sur les trottoirs
Elle aime les hommes en vestes noires
Elle n’aime pas la fin des histoires
Elle a un appel dans le regard


Elle prend son Earl Grey au comptoir
Elle touche au whisky blanc et noir
Avec une note de désespoir
Se ballade dans les galeries d’art
Comme pour échapper aux cauchemars
Elle rentre de plus en plus tard

Assise en tailleur quelque part
Elle porte un sac à main d’bazar
Un carnet maladresses qui s’égare
Elle ne sait pas jouer de la guitare
Elle a des blessures dans sa mémoire
Quand le vent pousse les balançoires “

JJG


” Les symptômes sont une dépression larvée, un comportement asocial, un besoin d’isolement alternant avec des crises d’agressivité. Si la Comission de controle sanitaire devait faire soigner tous les adolescents qui présentent ces symptômes… Ma foi, aucun gouvernement n’aurait un budget suffisant. “

Chuck Palahniuk - La peste

Avr 3

BERLIN

18 - 25 fev

Premier jour: se retrouver coincé dans une rame de métro vide pendant 2h, Neukolln la station maudite.

“Il y a bien les souvenirs, mais quelqu’un les a électrifiés et connectés à nos cils, dès qu’on y pense on a les yeux qui brulent.”

Mathias Malzieu

Que faire sinon se taire? Parler ne sert qu’a nous détruire, séduire d’inconnus mystères. Ou peut-être ne pouvons-nous nous taire car la vie est faire de ruines de l’esprit? Ces ruines qui nous habitent et nous mènent dans une bataille éternelle. La guerre des mots. Les esprits les plus habiles arrivent à s’en sortir indemnes mais les gens comme nous, où finissent-ils? Dans des pièces immaculées où rien ne se passe jamais. Dans des contrés lointaines, cloitrés dans des cloitres sans aperçus de la nature, sans contact avec autrui. Sans bruits.

Avr 3

Berlin

Visite des archives du Bauhaus


L’innocence s’est perdue dans l’immensité. Et qu’avons-nous gagné? Un désert saupoudré de fleurs. Un corps à coeur défaillant. L’avenir du printemps est brouillé, effacé, évaporé comme ces visages d’enfants oubliés. Nous ne sommes plus. L’été arrive, ardent. Que faire de plus qu’espérer s’évader? Rien. Laissons le soleil brûler notre peau jusqu’à transpercer nos corps de sa chaleur. Brûlons nos âmes, puisque rien ne nous sauvera. Et laissons la vie s’échapper par les pores de notre peau. Notre poitrine qui ne bat plus aux sons des sérénades. Les étreintes brûlante sont gelés par notre coeur devenus glaçon. Plus rien ne nous ramènera. C’est la fin, mon frère. Je me meurs. Que les fleurs se dessinent par milliers sur mon corps juvénile et que le vent m’emporte enfin. Qu’il m’emporte au-delà des contrés où les voyageurs se perdent, qu’il m’emporte loin du soleil incendiaire et des brumes de l’été. Je me meurs. C’est la fin.

Avr 5

Croquis de gens dans metro/train

Berlin

Comme un coup de feu en plein coeur, on a toujours mal, même après. En sentant cette odeur de poudre, on se souvient. En voyant ces cicatrices, les souvenirs reviennent. Inlassablement.
Et j’aimerais chanter ma peine, la danser, la peindre mais je ne peux rien faire de tout ça, je ne suis là que pour me souvenir.


” Ca part du nez puis palais gorge milieu poitrine et jusqu’au fond du ventre, rayure en elle de bout en bout. C’est un coeur de machine qui cogne au milieu d’elle, éboulement qui emporte tout et il ne reste rien debout, elle s’est fracassée contre le sol, chaque membre éclaté et les os presque friables. “

Virginie Despentes

Avr 6

Croquis

Berlin

” Viens on laisse tourner la boucle
Viens on se critique
Viens on geste
Viens on bouge
Viens on se débrouille
Viens on se concentre
Viens même on s’embrouille si ça nous permet de nous comprendre
Viens on prend un peu d’avance
Viens on coupe la fête
Viens on écoute
Viens on bouge la tête
Viens on doute
Viens on fout la merde !
Viens on s’évade
Viens on se fait la belle
Viens on arrête de passer pour des clowns
Viens on arrête de racailler, et de rapper que le ghetto c’est cool
Viens on rêve en regardant les cieux
Viens on se sert au moins une fois la main en se regardant dans les yeux
Viens on ralentit
Viens on freine tous
Viens on dit à la conseillère d’orientation d’aller se faire foutre
Viens on pense aux disparus, Tout le temps !
J’aime pas les minutes de silence
Viens on fait un putain de boucan !
Viens on continue le combat
Viens on s’entraide
Viens on parle des millions de mort, qu’on ignore dans mon pays en guerre
Viens on s’arrête de vivre a genoux
Viens on rassemble nos forces
Viens on fait des gosses, .. bien meilleurs que nous ! “

Youssoupha

Avr 22

Aqua.

“Ton avenir de demain ne sera pas le même que ton avenir de hier.”

“Quand donc l’avenir a-t-il cessé d’être une promesse pour se changer en menace ?”

“A quoi ça sert, tout ça ? A rien, ce sont la des gens qui cherchent moins l’orgasme que l’oubli, tout simplement. De tout. Rien que l’espace de deux minutes, vingt minutes, une demi-heure. Ou peut-être aussi que, quand on traite les gens comme du bétail, c’est comme ça qu’ils se comportent. Ou peut-être n’est-ce qu’une excuse. Peut-être aussi qu’ils s’ennuient à mourir. “

Chuck Palahniuk

Avr 23

Old stuff

Quelques trucs de retrouvés.

” On sert des verres, boire est un prétexte pour parler, parler est un prétexte pour boire. Temps de la convivialité primitive de l’alcool.”

“La nuit nous réussit: nonchalantes, pas fatiguées, tendresse du temps, inconscience du temps. Comme les grandes vacances, un été sans fin et sans sommeil, comme des filles qui se balancent, quart d’heure américain, virilité au placard. Comme les autres sur la piste, elle y croit.”

“Un matin on la trouve encore troublée par un baiser échangé la veille avec un garçon parfait. Comme toujours elle avait désiré ce baiser, elle s’était laissé faire, amoindrie par la nuit, l’inconséquence de la musique.”

“Un jour elle sera tout a fait virile, tout a fait forte, une guerrière, dans un avenir qui n’aura plus besoin du féminisme, dans un avenir qui autorisera une fille a être dans le flux de la vie sans se faire traiter de pute. C’est quand ? C’est peut-être jamais.”

Joy Sorman

Oct 8

Projet printemps/été 2012.

“Carlito disait toujours que les enfants ne se mettent pas à se droguer parce que c’est bon, parce qu’ils s’ennuient ou parce qu’ils ont besoin d’oublier leurs soucis, ni parce que le boum hormonal les bouleverserait. Il se défoncent pour écraser l’intelligence. Parce que s’ils la gardaient intacte au moment où elle a le plus d’acuité, ils ne pourraient pas supporter la violence du mépris que leur inspireraient leurs parents.”

“Elle n’a jamais connu l’ivresse des grandes blessures. La mort lui a pris tout ce qui avait pour elle une valeur. Mais le passé dure toujours et rien ne peut le transformer.”

“Ils disent que c’est un choix. Tout ce qu’il faut bouffer de merde, ils l’avalent sans rechigner. Ils ne savent qu’obéir, à n’importe quel ordre. Survivre, à n’importe quel prix.”

Virginie Despentes

Oct 9

Les sirènes marchent par deux, tu ne savais pas?

Elle se rappelle que ça a été dur, très dur. Elle a souvent des rechutes mais dans l’ensemble elle s’en sort plutôt bien…Plutôt bien… Qu’est-ce que ça veut dire? Qu’elle pourra faire comme si de rien n’était si elle arrive à éviter les ambulances, les marguerites, les photos, les souvenirs? C’est n’importe quoi, elle se ment à elle-même. Elle s’en sort, c’est tout. Elle est comme une sirène à qui on aurait donné des jambes, elle apprend petit à petit à s’en servir, avec difficulté elle s’y habitue. Elle s’habitue au manque. Le manque, le souvenir de la mer sera toujours là, dans son coeur.