Avr 5 -

Croquis de gens dans metro/train

Berlin

Comme un coup de feu en plein coeur, on a toujours mal, même après. En sentant cette odeur de poudre, on se souvient. En voyant ces cicatrices, les souvenirs reviennent. Inlassablement.
Et j’aimerais chanter ma peine, la danser, la peindre mais je ne peux rien faire de tout ça, je ne suis là que pour me souvenir.


” Ca part du nez puis palais gorge milieu poitrine et jusqu’au fond du ventre, rayure en elle de bout en bout. C’est un coeur de machine qui cogne au milieu d’elle, éboulement qui emporte tout et il ne reste rien debout, elle s’est fracassée contre le sol, chaque membre éclaté et les os presque friables. “

Virginie Despentes

Et je ris. Et je pleure. Sans queue, ni tête, l'homme à un drôle d'air d'opérette dans ses habits de bandit. Et que faire de demain, quand nous somme vêtus de fleurs de pays si belles qu'on ne voudrais jamais les avoir cueillies? Et ses feuilles d'arbres bleues qu'on fume à reculons, toujours vers un endroit plus étouffant de chaleur et plus peuplés de candides affamés. Effleurons les prémices d'un orage étoilés de mille et une contrebandes de bonheur interdits. Et allons marcher dans les champs de vierges délaissées, éprises d'illustres monsieur plus blancs qu'un soleil d'hiver. Que fonde la neige enchantée qui aime enchainer des odeurs inconnues dans le coeur des humains. Et que faire sinon s'agenouiller aux pieds des fleurs, magnifiques marguerites, déesses de ce bas monde?

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